Malte figure depuis longtemps parmi les marchés immobiliers les plus efficaces sur le plan fiscal de l'Union européenne. Pour les investisseurs internationaux, les chiffres sont éloquents : aucune taxe foncière annuelle, aucun impôt sur la fortune, un taux forfaitaire de 15 % sur les revenus locatifs, et une structure de taxe de transfert prévisible qui se compare favorablement à pratiquement toutes les destinations comparables de l'UE. Pourtant, le système recèle des nuances importantes — des exonérations qui peuvent faire économiser des dizaines de milliers d'euros, des différentiels de taux selon le type d'acheteur et de bien, et des obligations de conformité que les investisseurs étrangers ne doivent pas négliger.
Ce guide présente le cadre fiscal immobilier complet tel qu'il s'applique en 2026, couvrant chaque étape de la détention d'un bien depuis l'achat jusqu'à la vente, en passant par la location. Il est rédigé à l'intention des acheteurs internationaux, des investisseurs et des promoteurs qui ont besoin d'une vision précise et complète avant d'engager des capitaux sur le marché maltais.
1. Vue d'ensemble des taxes immobilières à Malte en 2026
L'approche maltaise de la fiscalité immobilière est structurellement différente de ce à quoi la plupart des investisseurs européens et anglo-saxons sont habitués. Contrairement au Royaume-Uni, à la France, à l'Allemagne, à l'Espagne ou à l'Italie, Malte ne perçoit aucune taxe foncière annuelle récurrente d'aucune sorte. Il n'existe pas d'équivalent de la Council Tax britannique, de la taxe foncière française, de la Grundsteuer allemande, de l'Impuesto sobre Bienes Inmuebles espagnol (IBI), ni de l'IMU italienne. Une fois un bien acquis, le propriétaire ne doit rien à l'État maltais simplement pour le détenir année après année.
Au lieu de cela, les taxes liées à l'immobilier surviennent à trois moments distincts dans le cycle de détention :
- À l'achat — droits de timbre, payés une seule fois au moment du transfert.
- Sur les revenus locatifs — une retenue à la source finale de 15 % ou les taux d'imposition progressifs sur le revenu, au choix du bailleur.
- À la vente — une retenue à la source finale sur le prix de vente brut, remplaçant fonctionnellement l'impôt sur les plus-values dans le contexte résidentiel.
Cette structure crée un environnement de coût de détention exceptionnellement bas. Un bien d'une valeur d'un million d'euros détenu comme résidence secondaire ou actif d'investissement ne génère aucune obligation fiscale annuelle à Malte. Ce même bien en Espagne entraînerait un IBI d'environ 3 000 à 7 000 euros par an ; en France, une taxe foncière d'un ordre similaire ; en Italie, l'IMU atteint régulièrement 2 000 à 5 000 euros par an. L'avantage maltais est réel et substantiel, et il s'amplifie considérablement sur des périodes de détention de plusieurs années.
2. Droits de timbre à l'achat : taux et exonérations
Les droits de timbre constituent le principal coût fiscal encouru au moment de l'achat d'un bien immobilier à Malte. C'est une obligation de l'acheteur, calculée sur le montant le plus élevé entre le prix contractuel et la valeur marchande du bien, et perçue par le notaire qui instrumente l'acte de vente.
Taux standard : 5 %
Le taux de droit de timbre par défaut est de 5 % de la valeur du bien. Sur un appartement à 500 000 euros, cela représente 25 000 euros. Sur une villa à un million d'euros, c'est 50 000 euros. Les droits de timbre ne sont pas négociables et ne peuvent généralement pas être financés par un prêt hypothécaire maltais — ils doivent être financés sur les ressources propres de l'acheteur lors de l'acte final.
Le droit provisoire : 1 % à la signature du compromis
Lorsqu'un acheteur signe un konvenju (promesse de vente), il est tenu de payer des droits de timbre provisoires de 1 % du prix de vente convenu. Ce paiement ne constitue pas un coût supplémentaire — c'est un acompte sur la dette finale de 5 %. Lors de l'acte définitif, le solde est acquitté et le 1 % déjà versé est crédité sur le montant total.
Exemples de droits de timbre à trois niveaux de prix
| Prix d'achat | Droits de timbre standard 5 % | Provision 1 % (créditée) | Solde à l'acte final |
|---|---|---|---|
| 300 000 € | 15 000 € | 3 000 € | 12 000 € |
| 500 000 € | 25 000 € | 5 000 € | 20 000 € |
| 1 000 000 € | 50 000 € | 10 000 € | 40 000 € |
Ces chiffres changent significativement lorsque des régimes de réduction s'appliquent, comme décrit dans les sections suivantes.
3. Réduction de droits de timbre pour les primo-accédants : 3,5 %
Malte offre une concession substantielle pour les primo-accédants. Les acheteurs qui n'ont jamais détenu de propriété résidentielle à Malte paient des droits de timbre au taux de 3,5 % sur les premiers 200 000 euros de la valeur du bien, le taux standard de 5 % s'appliquant au-delà de ce seuil.
L'économie maximale dans le cadre de ce régime est de 3 000 euros — les premiers 200 000 euros sont taxés à 3,5 % (7 000 euros) plutôt qu'à 5 % (10 000 euros). Si l'économie n'est pas spectaculaire en termes absolus, elle représente une réduction de coût significative pour les acheteurs accédant aux segments inférieurs et intermédiaires du marché.
Pour y avoir droit, les acheteurs doivent satisfaire à toutes les conditions suivantes :
- Ne jamais avoir détenu de bien immobilier à Malte auparavant.
- Occuper le bien acheté comme résidence principale pendant au moins trois années consécutives suivant l'acquisition.
- Signer l'acte définitif dans les 12 mois suivant la promesse de vente.
| Prix d'achat | Sans réduction (5 %) | Avec réduction (3,5 % sur les 200 k€ premiers) | Économie |
|---|---|---|---|
| 300 000 € | 15 000 € | 12 000 € | 3 000 € |
| 500 000 € | 25 000 € | 22 000 € | 3 000 € |
| 1 000 000 € | 50 000 € | 47 000 € | 3 000 € |
4. Réduction UCA : 0 % sur les premiers 750 000 euros
La concession sur les droits de timbre la plus spectaculaire du droit maltais s'applique aux biens situés dans une Zone de Conservation Urbaine (UCA). Les UCA comprennent La Valette, Mdina, Rabat, Vittoriosa, Senglea, Cospicua, et d'autres cœurs de villes et villages historiques désignés pour la protection du patrimoine à travers Malte et Gozo.
Dans le cadre du régime UCA, les droits de timbre sont nuls sur les premiers 750 000 euros de la valeur du bien. Sur la portion dépassant 750 000 euros, le taux standard de 5 % s'applique uniquement sur l'excédent. Cette réduction est accessible à tous les acheteurs, quel que soit leur statut de primo-accédant, et n'est pas réservée aux ressortissants maltais.
| Prix d'achat | Droits de timbre standard 5 % | Taux UCA (0 % sur les 750 k€ premiers) | Économie |
|---|---|---|---|
| 300 000 € | 15 000 € | 0 € | 15 000 € |
| 500 000 € | 25 000 € | 0 € | 25 000 € |
| 750 000 € | 37 500 € | 0 € | 37 500 € |
| 1 000 000 € | 50 000 € | 12 500 € | 37 500 € |
Pour un palazzo à 750 000 euros à La Valette, l'économie est de 37 500 euros par rapport au taux standard — une incitation substantielle qui rend les maisons de caractère historiques et les maisons de ville particulièrement efficaces en termes de coût d'acquisition.
5. Taxe de transfert sur les ventes (Final Withholding Tax)
Malte ne dispose pas d'un impôt sur les plus-values immobilières au sens classique du terme. À la place, une retenue à la source finale est prélevée sur le prix de vente brut — la contrepartie totale reçue — plutôt que sur le gain ou le bénéfice net. C'est une distinction cruciale : aucune déduction n'est autorisée pour le prix d'achat initial, les frais de transaction ou les dépenses d'amélioration dans le cadre du régime de retenue.
Taux standard : 8 %
Le taux standard de retenue finale sur les transferts immobiliers est de 8 % du prix de vente brut pour les biens détenus depuis plus de cinq ans. Sur un bien vendu 600 000 euros, cela produit une charge fiscale de 48 000 euros quel que soit le prix payé initialement par le vendeur.
Taux majoré de 12 % : vente dans les 5 ans
Pour les biens acquis à partir du 1er janvier 2016 et vendus dans les cinq ans suivant l'acquisition, où le bien n'a pas été utilisé comme résidence principale, le taux de retenue monte à 12 % du prix de vente. Les investisseurs achetant sur plan ou des logements neufs avec l'intention de revendre dans les cinq ans devraient intégrer ce taux dans leurs projections de rendement dès le départ.
Taux anti-spéculatif de 15 % : revente dans les 12 mois
Lorsqu'un bien est revendu dans les 12 mois suivant l'achat, le taux de retenue est de 15 % du prix de vente brut. Ce taux s'applique quel que soit le fait que le bien soit une résidence principale ou un investissement, et qu'il y ait profit ou perte sur la transaction. Il rend effectivement la spéculation immobilière à court terme économiquement marginale à Malte.
Exonération pour résidence principale
Un vendeur qui a détenu et occupé le bien comme résidence principale pendant au moins trois années consécutives immédiatement précédant la date du transfert est entièrement exonéré de retenue. Il s'agit de l'exonération la plus précieuse du cadre maltais de cession immobilière.
| Scénario | Taux sur le prix de vente brut |
|---|---|
| Cession standard (5 ans ou plus, post-2016 ; ou toute acquisition pré-2016) | 8 % |
| Résidence principale (détenue et occupée pendant 3 ans ou plus consécutifs) | 0 % (exonérée) |
| Acquis post-2016, vendu dans les 5 ans, pas résidence principale | 12 % |
| Tout bien revendu dans les 12 mois suivant l'achat | 15 % |
6. Revenus locatifs : taux forfaitaire de 15 % ou taux standard
Les bailleurs percevant des revenus locatifs d'un bien maltais — résidents ou non-résidents — disposent d'une option statutaire chaque année entre deux régimes fiscaux distincts.
Option A : Retenue finale à 15 % sur les revenus locatifs bruts
Dans le cadre de l'Option A, le bailleur paie 15 % d'impôt sur les revenus locatifs bruts perçus au cours de l'année. Il s'agit d'un impôt final — il règle entièrement l'obligation fiscale maltaise du bailleur sur ce flux locatif. Aucune déduction n'est autorisée (ni intérêts hypothécaires, ni frais d'entretien, ni honoraires de gestion, ni amortissement). Aucun autre impôt maltais n'est dû. Ces revenus n'ont pas à être déclarés dans une déclaration annuelle en tant que revenus imposables.
Pour la plupart des bailleurs — notamment les non-résidents et les contribuables à revenus élevés — c'est l'option préférable. Elle est simple, prévisible, et bien en dessous du taux marginal d'imposition maximal de 35 %.
Exemple : 36 000 euros de revenus locatifs annuels. Sous l'Option A : 5 400 euros d'impôt maltais, définitif et complet.
Option B : Déclaration dans la déclaration fiscale annuelle avec déductions
Dans le cadre de l'Option B, le bailleur inclut les revenus locatifs bruts dans sa déclaration fiscale annuelle maltaise et peut déduire soit :
- 20 % du loyer brut comme abattement forfaitaire pour frais (sans justificatifs requis), ou
- Les dépenses réelles documentées — frais d'entretien et de réparation, honoraires de gestion, commissions d'agence, primes d'assurance et intérêts hypothécaires sur un emprunt contracté pour l'acquisition du bien.
Le revenu locatif net est ensuite imposé aux taux progressifs d'imposition sur le revenu personnel à Malte, qui atteignent 35 % pour les revenus supérieurs à 60 000 euros pour les personnes seules.
Quand l'Option B est avantageuse :
- Remboursements d'intérêts hypothécaires importants réduisant substantiellement le revenu locatif net
- Frais d'entretien réels élevés par rapport au rendement locatif
- Bailleur à très faibles revenus globaux à Malte
Quand l'Option A l'emporte presque toujours :
- Non-résident sans autres revenus maltais
- Résident à revenus élevés soumis au taux marginal de 35 %
- Bailleur gérant plusieurs biens qui apprécie la simplicité
- Opérateur de location saisonnière à court terme
7. Aucune taxe foncière annuelle : l'avantage clé de Malte
L'absence de toute taxe foncière annuelle est le différenciateur structurel le plus significatif entre Malte et chaque destination européenne comparable. Elle est particulièrement importante pour les investisseurs qui détiennent un bien comme actif de plus-value, résidence secondaire ou portefeuille immobilier géré depuis l'étranger.
Comparaison complète des taux : Malte face aux principaux marchés européens
| Pays | Taxe foncière annuelle | Coût annuel approximatif sur un bien de 1 M€ | Impôt sur la fortune | Taxe de cession |
|---|---|---|---|---|
| Malte | Aucune | 0 € | Aucun | 8 % du prix de vente (std) |
| Royaume-Uni | Council Tax / SDLT surcharge | 2 000–4 000 € | Aucun | 24 % PVL sur le gain |
| France | Taxe foncière + taxe d'hab. | 4 000–9 000 € | Aucun (IFI sur l'immobilier) | 19–36,2 % sur le gain |
| Allemagne | Grundsteuer | 2 000–5 000 € | Aucun | 0 % après 10 ans ; 26,375 % avant |
| Espagne | IBI + revenu imputé non-résidents | 4 000–8 000 € | Oui (régional) | 19–26 % sur le gain |
| Italie | IMU (résidences secondaires) | 3 000–6 000 € | Aucun | 26 % sur le gain |
Sur une période de détention de dix ans, l'absence de taxe foncière annuelle à Malte permet d'économiser environ 30 000 à 90 000 euros par rapport à la détention d'un bien équivalent en France, en Espagne ou en Italie. C'est une contribution matérielle aux rendements nets que les investisseurs sous-estiment fréquemment dans leurs décisions d'allocation pays par pays.
8. TVA sur les transactions immobilières
La TVA à Malte est de 18 % au taux standard, avec des taux réduits pour certaines catégories. Son application aux transactions immobilières est plus limitée que dans certaines juridictions de l'UE, mais elle ne peut être négligée — notamment pour les acquisitions de biens neufs et les achats de propriétés commerciales.
Bien résidentiel de seconde main : aucune TVA. La revente d'un bien résidentiel précédemment occupé à Malte est hors du champ d'application de la TVA. Un acheteur acquérant un appartement ou une villa d'occasion paie des droits de timbre mais pas de TVA sur le prix du bien.
Bien résidentiel neuf : TVA à 5 %. La première vente d'un logement neuf par un promoteur est soumise à la TVA au taux réduit de 5 %. Les promoteurs intègrent généralement ce montant dans le prix de vente ; les acheteurs doivent toujours confirmer si le prix indiqué inclut ou exclut la TVA.
Sur un appartement neuf à 500 000 euros :
- TVA à 5 % : 25 000 euros
- Plus droits de timbre standard à 5 % : 25 000 euros
- Total des taxes à la clôture : 50 000 euros
Location saisonnière à court terme : TVA à 7 %. Les opérateurs de locations saisonnières — hôtes Airbnb, exploitants de gîtes et d'hébergements touristiques — sont soumis à la TVA à 7 % sur les revenus locatifs lorsqu'ils opèrent sous licence de l'Autorité du Tourisme de Malte (MTA). Les opérateurs doivent s'enregistrer à la TVA une fois que le chiffre d'affaires annuel dépasse le seuil d'enregistrement de 35 000 euros.
9. Frais de notaire et autres coûts de transaction
En plus des droits de timbre et de la TVA, les acheteurs à Malte supportent un ensemble d'honoraires professionnels qui font partie du coût total d'acquisition.
Honoraires du notaire : Environ 1 à 2 % de la valeur du bien pour les transactions résidentielles, avec un minimum statutaire. Pour un bien à 500 000 euros, les honoraires de notaire varient généralement entre 3 000 et 7 000 euros.
Honoraires d'architecte/géomètre : Bien que non légalement obligatoire, les acheteurs sont vivement conseillés de commander un rapport d'architecte indépendant (perizja) avant de signer une promesse de vente. Honoraires : 500 à 2 000 euros selon la taille et la complexité du bien.
Commission d'agence : La commission de l'agent immobilier à Malte est habituellement payée par le vendeur, généralement à 3,5–5 % + TVA du prix de vente. Les acheteurs ne paient normalement pas de commission d'agence.
Permis AIP (acheteurs non-UE) : Les ressortissants non-UE acquérant un bien à Malte en dehors d'une Zone Spécialement Désignée (SDA) ont besoin d'un permis Acquisition of Immovable Property (AIP) délivré par le Ministère des Finances. Les frais de permis sont de 233 euros et le traitement prend généralement 4 à 8 semaines.
Résumé complet du coût d'acquisition (500 000 € résidentiel de seconde main)
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix du bien | 500 000 € |
| Droits de timbre (standard 5 %) | 25 000 € |
| Honoraires de notaire (approx.) | 4 000–6 000 € |
| Rapport d'architecte (optionnel) | 500–1 500 € |
| Permis AIP (non-UE uniquement) | 233 € |
| TVA | 0 € (seconde main, résidentiel) |
| Coût total d'acquisition (approx.) | 529 500–533 000 € |
10. Non-résidents vendant un bien immobilier maltais
Les non-résidents vendant un bien maltais sont soumis au même cadre de retenue à la source finale que les résidents. Il n'existe pas de taux différent pour les non-résidents en vertu du droit maltais interne. Le notaire retient le taux applicable (8 %, 12 % ou 15 % selon le scénario de détention) sur le produit de la vente et le verse au Commissaire aux recettes. Le vendeur non-résident reçoit le produit net.
Interaction avec les conventions de double imposition : La plupart des conventions de Malte suivent le Modèle de Convention de l'OCDE, selon lequel les gains immobiliers sont imposés dans l'État où le bien est situé. Malte a donc le droit d'imposition primaire sur les gains provenant de biens maltais quel que soit le lieu de résidence du vendeur. Les dispositions de dégrèvement pour crédit dans la convention applicable permettent généralement au vendeur d'imputer la retenue maltaise contre l'obligation fiscale nationale sur le même gain.
11. Planification patrimoniale et fiscalité successorale
Malte ne dispose d'aucun droit de succession ni d'impôt sur les successions au sens classique du terme. Cependant, il existe un droit causa mortis (similaire aux droits de timbre) payable par la personne qui hérite du bien. Ce droit s'élève généralement à 5 % de la valeur marchande du bien transmis par décès.
De nombreuses familles utilisent une structure de fiducie (trust) ou une fondation maltaise pour détenir le bien immobilier, permettant une transition transparente entre les générations sans déclencher le droit de mutation de 5 % à chaque fois. Cette planification doit être effectuée bien avant le décès du propriétaire et requiert l'assistance d'un avocat maltais spécialisé en droit des successions et en planification patrimoniale internationale.
12. Questions fréquentes : fiscalité immobilière à Malte 2026
Q : Malte dispose-t-elle d'un impôt sur la fortune ou d'une taxe foncière annuelle que je dois budgétiser chaque année ?
Non. Malte ne dispose ni d'un impôt sur la fortune ni d'une taxe foncière annuelle d'aucune sorte. Il n'existe pas d'équivalent de l'IFI français, de l'impôt sur la fortune espagnol ou de l'IMU italien pour les résidences principales. Vos seules obligations récurrentes en tant que propriétaire sont les charges de copropriété et la rente foncière (cens) le cas échéant, qui ne sont pas des impôts gouvernementaux.
Q : Quel montant total de droits de timbre paierais-je sur un bien UCA à 750 000 euros à La Valette ?
Dans le cadre de la réduction Zone de Conservation Urbaine, les droits de timbre sont nuls sur les premiers 750 000 euros. Pour un prix d'achat exactement de 750 000 euros, vos droits de timbre sont de 0 euro. Pour un bien UCA à 1 000 000 euros, vous paieriez 5 % sur les 250 000 euros excédant 750 000 euros, produisant une facture de droits de timbre de 12 500 euros au lieu des 50 000 euros standard.
Q : Je suis ressortissant non-UE. Puis-je acheter un bien à Malte ?
Oui. Les ressortissants non-UE peuvent acheter un bien à Malte mais nécessitent généralement un permis AIP (Acquisition of Immovable Property) du Ministère des Finances, sauf si le bien se trouve dans une Zone Spécialement Désignée (SDA) comme Portomaso, Tigne Point ou Cottonera. Le permis AIP coûte 233 euros et prend généralement 4 à 8 semaines.
Q : Si je loue mon appartement maltais sur Airbnb, quelles taxes s'appliquent ?
Les locations saisonnières à court terme via Airbnb ou plateformes similaires nécessitent une licence MTA. Les revenus locatifs sont soumis à la retenue finale de 15 % (ou aux taux standard si vous optez pour l'Option B). De plus, une fois votre chiffre d'affaires annuel de locations à court terme supérieur à 35 000 euros, l'enregistrement à la TVA est obligatoire et la TVA à 7 % s'applique aux charges d'hébergement.
Q : Quelle est la différence entre les taux de taxe de transfert de 8 %, 12 % et 15 % ?
Le taux dépend de la durée de détention du bien avant la vente. Les biens détenus depuis plus de cinq ans (ou acquis avant 2016) attirent 8 %. Les biens acquis post-2016 et vendus dans les cinq ans attirent 12 %. Les biens revendus dans les 12 mois suivant l'achat attirent 15 %. L'exonération pour résidence principale élimine entièrement la taxe de transfert pour les vendeurs ayant résidé dans le bien comme résidence principale pendant au moins trois années consécutives.
Q : Puis-je déduire les intérêts hypothécaires de mes revenus locatifs ?
Oui, mais uniquement si vous optez pour l'Option B (taux d'imposition standard). Dans le cadre de l'Option B, vous pouvez déduire les dépenses réelles documentées incluant les intérêts hypothécaires sur un prêt utilisé pour acquérir le bien locatif, les frais d'entretien et de réparation, les honoraires de gestion et les commissions d'agence. Dans le cadre de l'Option A (taxe forfaitaire de 15 %), aucune déduction n'est autorisée mais le taux est fixé à 15 % des revenus locatifs bruts.
Q : Les non-résidents sont-ils soumis à un taux d'imposition plus élevé lors de la vente d'un bien maltais ?
Non. La retenue à la source finale de Malte sur les cessions immobilières s'applique aux mêmes taux pour les résidents et les non-résidents. Le notaire retient le taux applicable (8 %, 12 % ou 15 %) sur le produit et le verse au Commissaire aux recettes. Les non-résidents doivent examiner la convention de double imposition applicable entre Malte et leur pays d'origine pour comprendre comment l'impôt maltais interagit avec leurs obligations fiscales nationales.
Q : Que se passe-t-il si j'achète un appartement neuf à Malte — la TVA est-elle payable en plus des droits de timbre ?
Oui. La première vente d'une unité résidentielle neuve par un promoteur attire 5 % de TVA en plus des droits de timbre. Sur un appartement neuf à 500 000 euros, cela représente 25 000 euros de TVA plus 25 000 euros de droits de timbre (taux standard) = 50 000 euros en taxes de transaction. Confirmez toujours auprès du promoteur si le prix affiché inclut ou exclut la TVA avant de signer.
Q : Comment le régime fiscal immobilier de Malte se compare-t-il à celui du Royaume-Uni pour un investisseur britannique ?
La comparaison favorise nettement Malte pour les stratégies d'investissement locatif et de plus-value. Au Royaume-Uni, les bailleurs non-résidents font face à un impôt sur le revenu sur les bénéfices locatifs allant jusqu'à 45 %, et à un impôt sur les plus-values sur les immeubles résidentiels de 24 %. À Malte, les revenus locatifs sont imposés à un taux forfaitaire de 15 %, la taxe de transfert à la cession est de 8 % du prix de vente (pas du gain), il n'y a pas de taxe foncière annuelle, et la réduction UCA des droits de timbre peut éliminer entièrement les droits d'acquisition jusqu'à 750 000 euros.
Q : Y a-t-il une déclaration fiscale annuelle obligatoire pour les non-résidents qui détiennent un bien maltais ?
Les non-résidents qui détiennent un bien maltais et ne perçoivent pas d'autres revenus de source maltaise que les revenus locatifs imposés dans le cadre de la retenue finale de 15 % ne sont généralement pas tenus de déposer une déclaration fiscale annuelle à Malte. Les mécanismes de retenue sont conçus pour régler l'intégralité de l'obligation fiscale maltaise à la source, réduisant ainsi la charge de conformité pour les investisseurs étrangers.
Q : Comment fonctionne la planification successorale pour un bien maltais transmis à mes enfants ?
Malte ne dispose pas de droits de succession classiques, mais un droit causa mortis de 5 % est dû sur la valeur marchande lors d'une transmission par décès. Pour éviter cette charge à chaque génération, de nombreuses familles structurent la détention via un trust maltais ou une fondation. Cette planification nécessite une intervention notariale et juridique à l'avance et doit être coordonnée avec les obligations fiscales dans le pays de résidence des héritiers.
Comprendre le cadre fiscal immobilier de Malte est la première étape. La seconde consiste à trouver le bon bien au bon prix, dans le bon emplacement — qu'il s'agisse d'un palazzo à La Valette éligible aux droits de timbre nuls dans le cadre du régime UCA, d'un appartement de luxe dans une Zone Spécialement Désignée, ou d'une villa en bord de mer à Sliema, St. Julian's ou dans le sud de Malte.
Notre équipe chez Malta Luxury Real Estate se spécialise dans l'accompagnement des acheteurs internationaux à chaque étape du processus d'acquisition, de la recherche initiale et de la sélection du bien jusqu'à la due diligence juridique, la coordination notariale, les demandes de permis AIP et la gestion post-achat. Nous travaillons avec un réseau de conseillers fiscaux, notaires et avocats maltais expérimentés qui peuvent fournir des conseils spécifiques à votre situation personnelle.
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